Zareh

Zareh Kapikian avait 82 ans au moment de faire ce témoignage et plus de soixante ans après les faits, il raconta pour la première fois, à l’oral et dans son intégralité, son expérience de la déportation, du génocide et de l’exil. Il relate avec distance et de manière concise tout ce qu’il a vu et vécu durant 5 années de violence et d’errance en Anatolie, sans jamais tomber dans la facilité du larmoyant. C’est cette froideur qui terrifie le plus, qui révèle les plaies encore ouvertes, qui ne se refermeront jamais, d’un homme qui a survécu au pire.

Zareh n’aimait pas parler de ces évènements. Il préferait se souvenir de sa ville natale, Sebastia, de son adolescence heureuse et de l’époque où sa famille vivait paisiblement. Ce silence est symptomatique d’une génération d’exilés. Ce témoignage en est d’autant plus important et percutant que le génocide arménien reste inconnu du grand public. Zareh est décédé en 1989 dans l’état de New York où il a vécu la majeure partie de sa vie, même si son cœur, lui, est resté à Sebastia.

C’est en découvrant par hasard le tapuscrit de cet enregistrement que Robin Fabre décide de le traduire et de le commenter, afin de pouvoir le diffuser au plus grand nombre et faire connaître à tous, une vérité qui reste encore aujourd’hui extrêmement méconnue.

Zareh Kapikian était son arrière grand oncle.

Un livre illustré par Clément C. Fabre et mis en page par Arthur Fabre.

Zareh, une production Les Éclairs, disponible ici.